lundi 28 juin 2010

USAïe

Malgré leur défaite en huitièmes de finales, les Américains ont injecté une dramaturgie dans cette Coupe du Monde, à l’image de leur pays.

Les Américains ont flanché hier soir contre la dernière équipe africaine présente dans la compétition, le Ghana… Il y a quand même des bonnes nouvelles à cette défaite : les Américains de l’Ohio au Nouveau Mexique seront peut-être en mesure de placer le Ghana sur une carte du monde… Et surtout, le football made in USA vient de s’offrir une visibilité qui lui promet un bel avenir.

Ils jouent à la Hollywoodienne

Phrase du match hier, prononcée par une autre néophyte, ma sœur Catherine. Au vu du parcours américain dans cette compétition, c’est une excellente remarque. Physiques, humbles et fair-play, les Américains ont survolé les poules à coup de rebondissements, ménageant un suspense digne des séries et autres productions cinématographiques dont ils abreuvent le monde. Véritable outsider, les USA ont fini premier de leur groupe devant l’Angleterre, après deux buts injustement refusés, un sauvetage de dernière minute par Landon Donovan, l’élégant meneur de jeu californien, et une envie d’y croire qui fait passer les joueurs de notre équipe de France pour des divas enrobées de sucre glace. C'est du storytelling de base : retournements de situation, tension dramatique intense, personnages principaux fiables et courageux qui ne lâchent rien jusqu’à la fin, Hollywood a clairement installé une petite filiale éphémère de ses studios en Afrique du Sud. Manque juste le happy end, qui malgré la défaite d’hier soir, en est un.

Girl power

Aux Etats-Unis, le soccer est plutôt un sport de filles, mais la belle prestation des Yankees devrait certainement changer la donne (nos amis publicitaires s’en frottent déjà les mains). L’équipe de football féminine américaine est double championne du monde et affiche un palmarès qui fait d’elle une des plus grandes équipes du globe. Un adversaire sérieux dans un football féminin dont tout le monde se fout. Mais cela risque de ne pas durer… Mon ami Arnaud me disait il y a quelques semaines la phrase suivante : le challenge de ces dix prochaines années ne serait-il pas d’intéresser les femmes au sport féminin ?’. Etant donné les circonstances, on peut dire que non seulement les femmes vont s’intéresser au sport mais que surtout les hommes risquent fort de s’intéresser au sport féminin et au football en particulier. Surtout dans notre bonne vieille France. Après la déception de cette Coupe du Monde et du tralala qui l’entoure, le football féminin français a une carte à jouer non négligeable : le versant féminin de l’Olympique Lyonnais a tout de même atteint la finale de la Champion’s League cette année et notre équipe nationale se prépare à la Coupe du Monde qui aura lieu en 2011 en Allemagne, tenante du titre. Mais qui est capable de me citer un nom de joueuse de foot en France ? Et qui les entraîne ? Les filles vont-elles voler la vedette aux garçons l’année prochaine ? De toute façon ça manquait de meufs cette Coupe du Monde… Pas l’ombre d’une jupe depuis deux semaines, à part Roselyne Bachelot et Rama Yade, et quelques supportrices ici et là dont des néerlandaises qui ont fini au poste pour publicité interdite. Même les fameuses WAG (Wives et Girlfriends) on ne les a pas vues… Alors les filles ?!

jeudi 24 juin 2010

Classe américaine

Les Américains m’ont fourni une deuxième mini-crise cardiaque aujourd’hui… Pas désagréable comme sensation…

Aujourd’hui se jouait le sort du Groupe C comprenant l’Algérie, l’Angleterre, la Slovénie et les Etats-Unis… Suspense majeur puisque dans ces troisièmes matchs joués en simultané, la qualification était à portée de but pour les quatre équipes… Les Anglais ont marqué difficilement mais vite laissant le second billet de qualif aux Etats-Unis qui n’avaient besoin que d’un but pour passer. Cette place s’est jouée jusqu’à la dernière minute à 1 but. Landon Donovan, immense star outre-atlantique, a sauvé son équipe et emmené les Etats-Unis en tête du groupe C devant l’Angleterre… Landon est officiellement un héros…

Good game guys

Pendant 90 minutes je me suis dit : ‘la vache, les Slovènes ont le postérieur bordé de coquillettes vu qu’ils ont obtenu un 2-2 face aux States vendredi dernier alors qu’un but avait été refusé aux Américains pour des raisons encore obscures (la CIA est sur le coup as we speak)… Donc à la question du jour « Y-a-t-il une justice dans le sport ? », j’ai envie de vous répondre oui, ou plutôt yes. Les Américains auraient clairement dû prendre les 3 points lors du match contre la Slovénie, du coup les Dieux du Sport ont rétabli l’ordre du côté de la cage algérienne, pourtant bien verrouillée par le charming Raïs M’Bohli en pyjama violet… D’autant plus qu’un but avait également été refusé aux Américains lors de la première mi-temps pour une sombre histoire de hors-jeu que déjà on a du mal à comprendre ce que c’est alors quand y a pas faut pas pousser… Il y a une justice aussi dans les événements de ces derniers jours impliquant la France : on se qualifie avec une main malheureuse, on se comporte de façon abracadabrantesque, et on sort avant les huitièmes… Cela me paraît normal au-delà du jeu bien évidemment, mais comme on n’en avait pas vraiment, on partait de loin. J’ai comme une envie subite d’irish coffee…

‘Ce con de Domenech’

Il y a beaucoup de choses à dire sur la défaite française, mais je m’en tiendrai à la déception si vous me le permettez, déception pour notre équipe mais aussi déception personnelle car pour moi c’est un peu la fin d’une ère… Mon père ne ponctuera plus ses analyses footballistiques de ‘ce con de Domenech, qualificatif plutôt soft quand on réfléchit deux secondes à ce qu’il pense vraiment… C’est donc la fin officielle du ‘ce conet ça me fend un peu le cœur je dois l’avouer… Heureusement que Josy, Landon, Clint et Damarcus sont là pour nous faire encore un peu rêver car, inutile de vous le cacher, depuis quelques jours My heart belongs to the Yankees

mardi 22 juin 2010

The show will go on

Les troisièmes matchs de cette première phase de Coupe du Monde commencent demain avec le Groupe A à 16h et la rencontre simultanée de l’Uruguay et du Mexique, et de la France et de l’Afrique du Sud. Le tableau des huitièmes de finale pourra commencer à se remplir et 16 des 32 équipes sélectionnées rentreront au bercail. Une expression importante commence à surgir dans les discours des commentateurs, c’est le ‘goal average’ (très chaud à prononcer) : en effet, nous allons faire face à des égalités dans les différents groupes et c’est la différence de buts mis et encaissés qui fera la différence. On peut saluer les Portugais qui ont quand même mis 7 buts aux Nord-Coréens cet après-midi et qui ne devraient pas trop souffrir de cette règle du jeu. Au suspense du jeu et de la compétition se rajouteront les comptes d’apothicaires… D’où l’intérêt de marquer des buts (les mecs)…

Sortez les mouchoirs

La Ministre des Sports Roselyne Bachelot a convoqué notre belle équipe à une petite réunion ce soir : en mode Actor’s Studio, notre ministre au potentiel potache indéniable, nous l’a jouée sur le registre de l’émotion avec des rien ne sera plus jamais comme avant’, des ‘j’ai vu les yeux de chacun d’entre eux et l'intersidéral ‘ils ont pleuré et ils m’ont applaudi… Tout le monde semble en avoir gros sur la patate, les larmes de peine (à défaut de joie) coulent à flots, Raymond Domenech reçoit même les joueurs au bout du rouleau dans sa chambre : nos héros bodybuildés bardés de technologie et de contrats publicitaires nous paraissent soudainement tous petits…

Point match ET Love

Je fusionne mes deux rubriques ce soir grâce à l’Espagne, vainqueur du Honduras (Groupe H), qui nous a proposé un joli match à la hauteur de sa position de favori. Deux points importants déjà évoqués dans ces colonnes : Gérard Piqué, défenseur ibérique barbu, est victime d’un délit de belle gueule, puisqu’on nous l’abîme de match en match. Les pansements parsèment son visage et c’est mon coup de gueule, il faut que ça cesse ! A noter aussi, le style extrêmement intéressant de Carles Puyol, également défenseur de l’équipe espagnole : clairement à contre-courant de la mode headband, Carles porte le cheveu long et bouclé, avec une liberté que seul un Slash ou un Steven Tyler se permettraient. C’est ça l’Espagne, c’est nature, c’est cool, c’est caliente

L’expression du jour

Savez-vous ce qu’est une biscotte ? Encore un sublime exemple du langage fleuri du football français : alors d’après ce que j’ai compris en regardant Espagne-Honduras, c’est un carton jaune… Dès que je détecte l’expression consacrée pour le rouge, je vous sonne : j’imagine que c’est un truc du genre ‘tranche de bœuf’ mais c’est à vérifier… D’ici-là, bonne élimination… Nan je déconne : Allez la France !

lundi 21 juin 2010

T'as vu l'Équipe ?

Hier matin, c'était le retour de mon expression footballistique fétiche, amorce d'une conversation qui n'avait cependant rien à voir avec le ballon rond...

Et oui c'est un festival de ‘T’as vu’… Enorme moment journalistique hier à la Une du quotidien sportif français qui titre sur une phrase qu’aurait dit Nicolas Anelka dans les vestiaires de l’Equipe de France lors de la mi-temps du match France-Mexique de jeudi dernier. Vous étiez où vous au moment du ‘Va te faire enculer, sale fils de pute’ ? Moi j’étais au Café de Flore, saint des saints germanopratin, paré de jeunes Parisiens chics tous cachés par la feuille de chou au titre sidérant, presque marrant. Je m’interrogeais il y a quelques jours sur le geste qui symbolisera cette Coupe du Monde côté frenchy, ce sera donc une phrase, une joute verbale virulente et vulgaire dont on attend toujours à l’heure qu’il est confirmation par son auteur. Il est loin le temps du bisou sur le crâne immaculé de Fabien Barthez. Next time, messieurs les footballeurs, si vous pouviez privilégier un langage un tout petit peu plus châtié ce serait élégant. Suggestion : « Cher Raymond, vous commencez sérieusement à me courir sur le haricot. Saluez votre maman de ma part, je l’ai aperçue sur le trottoir d’en face ».

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avec les Bleus, on ne s’ennuie jamais : c’est Dallas en plus relevé. Les personnages de cette histoire de fous s’affirment d’heure en heure, avec un Ribéry qui ‘en a dur’ (à replacer dès que possible), un Evra qui ne comprend pas ce qui lui arrive puisqu’il passe plus de temps en conférence de presse que sur le terrain en temps que capitaine, un Raymond Domenech qui erre dans un purgatoire étrange, un Bixente aux yeux rougis, et une instance dirigeante au bord de l’implosion. Perdre c’est une chose, mais dans ces conditions c’est juste extrêmement moche. Le problème c’est qu’il se passe plein de trucs pour notre équipe mais en dehors du terrain. La seule happy end serait évidemment que la France se qualifie pour les huitièmes de finale, mais comme nos joueurs ne s’entraînent plus et que personne ne les soutient, ça sent quand même légèrement le sapin. Rendez-vous pris mardi à 16h pour un France-Afrique du Sud qui promet d’être un grand moment de télévision.

samedi 19 juin 2010

J'ai mal à mon coq

Vous aviez compris…

Bon bah voilà, c’est quasi fait… L’opinion publique avait raison, l’Equipe de France ne passera certainement pas le premier tour de cette Coupe du Monde et I am sad… Un peu sous le choc hier, c’est ce matin en me réveillant que je suis rendu compte de la défaite… Pourtant les larmes de Patrice Evra sur la Marseillaise et l’absence criante de Yoann Gourcuff auraient dû nous mettre la puce à l’oreille, l’abeille au xylophone, la mouche au vuvuzela.

Je me sens un peu comme si l’homme que j’aime m’avait quittée ce matin… Envie de rien, comportement dépressif et larmes de crocodile… Il reste tout de même une petite lueur d’espoir à laquelle on se rattache désespérément en y croyant vraiment. Comme si la situation pouvait se retourner à notre avantage… Oui puisque la France peut encore se qualifier si l’Uruguay bat le Mexique (ou inversement) et si on colle un 4-0 à l’Afrique du Sud chez elle (et quand je dis ‘on’, le pire c’est que je le pense encore). Certes c’est peu probable, mais toujours possible : l’Equipe de France a tout à fait les moyens de passer par un petit trou de souris riquiqui, la main de Thierry Henry en est le créatif emblème. Au poker on dit ‘a chip and a chair’ et la France est toujours assise à la table du Groupe A face aux chip leaders que sont aujourd’hui l’Uruguay et le Mexique… Raymond Domenech appréciera la métaphore, je la lui cède volontiers puisque depuis hier soir il semblerait qu’il ait perdu sa langue.

Plan C ?

Alors comment on fait quand notre équipe est éliminée en deuxième semaine ? Qui soutient-on ? Qui regarde-t-on avec cette ferveur animale et excitante des débuts de match ?! Je vais pencher pour les Américains qui jouent au moment où j’écris ses lignes (les mains tremblantes) et qui viennent de se prendre un but par les Slovènes… J’aurais volontiers viré ma cuti pour les solides Allemands, histoire de miser sur la fiabilité mais ils ont également cédé leur match à la Serbie cet après-midi… Reste l’Argentine ou l’Angleterre, par défaut… Ou tiens l’Uruguay qui finalement joue avec panache et me donne presque envie d’envisager d’aller y faire un petit tour cet été.

Recherche coupable désespérément

Dans toute défaite, il faut toujours désigner un coupable : Raymond Domenech a la tête de l’emploi, et plus personne ne lui dira bonjour dans la rue après cette prestation plus que médiocre en Coupe du Monde. Emmanuel Petit disait hier : ‘la responsabilité de Raymond Domenech s’arrête là où commence celle des joueurs’… Donc serait-ce un peu la faute des joueurs ? Ou sinon faut-il blâmer la FFF ? (deuxième but Slovène… sale journée). Une chose est sûre, c’est dans la défaite que s’amorcent la réflexion et les changements. Une pensée pour toi cher Laurent Blanc : tu n’as plus qu’à transformer cette pomme pourrie en pêche de vigne.

vendredi 18 juin 2010

Cliffhanger

Les équipes stars ne sont pas à la hauteur de leur réputation après cette première phase de jeu : le Brésil, l’Angleterre, les Pays-Bas, l’Italie se sont fait gratouiller la peinture par leurs adversaires pourtant considérés comme des formalités. L’Espagne, un des favoris de la compétition, a même perdu contre la Suisse hier soir (0-1 Groupe H). La France quant à elle, qui n’a jamais été perçue comme une des huit équipes leader jusque dans le tirage, ne s’en sort donc pas si mal quand on y pense… Le Mondial 2010 serait-il celui des outsiders ?! Tout le monde râle car cette première phase manque de but, de beau jeu… Mais du coup, la seconde phase, qui a commencé hier soir (deuxièmes matchs sur les trois à jouer pour la qualification en huitièmes de finale) sera certainement des plus intenses. Je ne vous parle même pas de la troisième semaine. La compétition est un crescendo que ne renieraient certainement pas les excellents protagonistes du groupe Daftpunk.

POINT MATCHS

Lundi surprise : le Japon bat le Cameroun 1-0 (Groupe E). L’Italie fait un nul contre le Paraguay (1-1 Groupe F). C’est génial la Coupe du Monde car on n’a pas besoin de mater les matchs le soir : il suffit de rester alerte aux cris des supporters de votre quartier et de vous préparer à zapper sur le match pour apprécier le replay. Ça s’appelle la communion.

Mardi bof : le tant attendu Brésil affronte la Corée du Nord (Groupe G) et gagne à l’arrache 2-1 contre des Nord-Coréens à la hauteur de l’événement. Ce sont deux mondes qui s’affrontent et ça se passe sur un terrain de foot. A noter, quand il y a une faute sur un Brésilien, le Nord-Coréen qui l’aide à se relever se prend à chaque fois un vent, une bâche, un ‘euh non je ne crois pas’. Bah oui, par tradition, le Sud-Américain ne se relève pas tout de suite…

Le match charnière : Uruguay-Afrique du Sud (3-0 Groupe A). Bah c’est un match moche déjà parce qu’il y a eu un carton rouge sur le gardien sud-africain ainsi qu’un penalty donc on a joué à 10 contre 11, ce qui mène inévitablement à un 3-0 pour les Uruguayens qui se positionnent en tête du Groupe A (le nôtre). C’est un moment tristouille car c’est jamais génial d’être l’équipe qui pousse le pays organisateur vers la sortie. Cette rencontre amorce les mauvaises nouvelles, le début des éliminations, les premiers arrache-cœur. Je vous le donne en mille : l’équipe qui sortira l’Afrique du Sud ce sera qui ?! La France.

POINT LOOK ET LOVE

Coup de cœur pour les hymnes : les deux moments phares de ce début de semaine sont du côté de l’Uruguay et de la Corée du Nord. L’Uruguay nous gratifie d’un hymne conquérant et gai à l’image de leur prestation. La Corée du Nord quant à elle, privilégie un son dense et sérieux animé par des joueurs qui pleurent à chaudes larmes (toujours bien ça).

Les rayures ça fait mal aux yeux : messieurs les Paraguayens, votre maillot et vos chaussettes nous donnent le tournis. C’est de la déstabilisation évidente de supporteur ! Tout le monde se plaint du vuvuzela (pourtant une alternative sonore intéressante aux insultes) et la saturation oculaire personne n’en parle, tout le monde s’en fout.

Les Headbands : super fashion en 2010, c’est un accessoire classique du football étant donné l’intérêt de ce milieu pour le cheveu long dans le cou et ailleurs. Messieurs les footballeurs, il faut absolument nous faire partager le secret technologique du headband qui tient, car nous quand on le porte il passe son temps à glisser. Je remercie la FIFA d’envisager d’organiser une convention sur le sujet, pourquoi pas à Milan ou à London pendant la Fashion Week. Merci.

Faux-pas from Brésil ? Ambiance col cheminée pour les Brésiliens qui manifestement se les gèlent en Afrique du Sud : on a l’impression qu’ils n’ont pas prévu le maillot à manche longue damned !

Point barbe ! Daniele de Rossi, le buteur (sauveur ?) de l’Italie n’est même pas dans les Top 10 des joueurs les plus sexy qui tournent sur internet… J’ai parfois l’impression qu’on ne regarde pas la même Coupe du Monde… Erreur réparée ici. Pour info, un joueur sexy possède un physique attrayant (mais il y en a beaucoup) et doit aussi être valeureux, fair-play et surtout marquer des buts… Dans la série, j’ai une barbe comme ça l’air de rien à l’ancienne, Gérard Piqué, défenseur espagnol vaut également qu’on s’y arrête deux secondes (ou plus si affinités de l’Espagne au sein de son Groupe H).

EXPRESSIONS

Hommage aux commentateurs qui enchainent les matchs à travers quelques expressions à ajouter à votre dico perso : ‘Il sort de sa coquille’, ‘Il va mettre de l’ordre dans la maison’ et ‘Il va falloir faire sauter le verrou’. La suite dès ce soir à partir de 20h30 avec France-Mexique : Anelka sortira-t-il de sa coquille ? Gourcuff mettra-t-il de l’ordre dans la maison ? Gignac fera-t-il sauter le verrou mexicain ? Suspense (again and again).

mardi 15 juin 2010

Vuvu sentez comment à J+3 ?

Vu ne savez plus où donner de la tête ? Vu avez tout regardé ? Vu en avez déjà marre ? Pas moi…

Après trois jours de compétition, je dois dire que je développe une légère addiction au football et je ne pensais pas que ce serait le cas. Effet Coupe du Monde ? Excitation de la fête ? On découvre plein de nouveaux gens, de nouvelles équipes, des styles de jeu, des outsiders, des grands classiques, des stars… Bon je vous l’accorde, la petite corne des supporters est un élément qui ne contribue pas du tout au charme de l’événement : après un mois de vuvuzela en mode non stop, plus personne ne se méfiera des essaims d’abeilles. La Formule 1 à côté c’est du Vivaldi…

Point matchs

Alors tout le monde est peut-être contre le vuvuzela, mais il est parfois étrange de constater que certaines personnes ne soutiennent pas vraiment leur équipe nationale : chez l’épicier arabe hier, j’ai surpris une petite conversation postdéfaite de l’Algérie 0-1 contre la Slovénie (Groupe C), où trois messieurs faisaient part de leurs préférences et apparemment l’Allemagne faisait l’unanimité avant même d’avoir foulé le gazon sud-africain. Ça s’est vérifié 2h après avec un 4-0 contre les Australiens. Le commentateur de France 2 ne s’y était pas trompé au moment de l’ouverture du score par les Allemands à la 8eme minute avec un « voilà le premier but des Allemands »… Les Allemands, c’est beau, c’est propre, ça sent le savon des joueurs à l’entraîneur, que je vous encourage vivement à checker Joachim Löw qui fait passer Raymond Domenech pour un professeur de biologie aigri.

Sinon en visionnant USA-Angleterre, une question fondamentale s’impose : en football, est-ce que l’on peut considérer que de ne pas avoir perdu est une victoire ? Les Américains ont fait bonne figure face aux Anglais physiques et bourrus, favoris du Groupe C. Un nul 1-1 leur permet de se maintenir dans la course. Et ça c’est la good news du weekend.

Pour finir, un petit mot sur France-Uruguay, petite déception d’entrée de Coupe du Monde. Pas de but et début de zone dangereuse pour les Bleus… Cette façon qu’ils ont de ménager le suspense est une marque de fabrique qui nous rapproche de jour en jour des Italiens. La suite dès jeudi avec France-Mexique.

Point look et love

Bon le somptueux David Beckham était sur le banc british en costume trois pièces gris, en tant que consultant spécial pour l’équipe d’Angleterre, donc il a mis tout le monde hors-compétition, et ça c’est trop fastoche David, tu le sais…

Remarqué également, le capitaine de l’équipe d’Uruguay Diego Forlan est un plaisir dans tous les sens du terme et l’homme à craindre dans cette équipe. Coup de cœur capillaire, le subtil Aaron Lennon : le milieu de la flotte anglaise nous a gratifié d’un effet de look trop rare en cette Coupe du mode. Une double striure qui va du cheveu au sourcil, sorte de griffe, effet ornemental et tribal avant un combat. Nice. Impossible de louper les cuisses de Wayne Rooney, l’attaquant anglais qu’on entend presque courir d’ici tellement il est puissant.

Dans la catégorie gardiens, en attendant l’entrée de l’Italien Gianluigi Buffon, je vous donne Tim Howard et Robert Green, les incontournables de la rencontre USA-Angleterre. Robert Green, portier anglais qui a les menottes qui glissent, nous donne envie de l’inviter à prendre un verre dans notre salon pour lui expliquer que c’est pas grave, ça arrive et qu’il est juste un gardien de but humain. Grâce à cette faute, il est devenu le temps d’un weekend, un des noms propres les plus tapés sur Google. Tous les moyens sont bons pour se faire remarquer… A suivre également, l’Américain Tim Howard, valeureux, made of stone apparemment puisqu’il se relève quand même après un coup de pied malheureux dans le thorax et arrête tout ce qu’il veut. Hugo Lloris, va falloir sortir du lourd chéri.

Du côté de l’EDF

Bah RAS malheureusement… Enfin si un fait de jeu assez intéressant : le nerveux Jérémy Toulalan se prend un carton jaune et se fait titiller par des Uruguayens qui cherchent le rouge (et ça c’est moche les gars). Anticipant le tempérament soupe au lait de son joueur, Raymond Domenech est intervenu jusque sur le terrain pour calmer le jeu. C’est assez rare car les entraineurs sont sensés rester dans leur petite surface de réparation pointillée devant le banc de touche, sublime espace d’expression du coach. Raymond Domenech a déclaré le matin suivant le match dans l’Equipe : « Quitte à ce qu’il y en ait un qui se fasse expulser, autant que ce soit moi… ». Je pense sincèrement que la France n’a pas assez pris en compte le sens de l’humour de son sélectionneur…

La phrase du weekend

« Il m’énerve le pyjama jaune ! » – Anne-Flore concernant le gardien de but uruguayen vendredi soir. Déclinable pendant toute la Coupe du Monde…

vendredi 11 juin 2010

Les 5 trucs pour briller lors de France-Uruguay

Des mois d’attente et de préparation psychique… Le blabla va stopper pour laisser parler les joueurs sur le terrain et moi je dis, ça va faire du bien. J’ai décidé de vous faire une petite shortlist des trucs à savoir pour bien vivre et comprendre les enjeux de cette première sortie bleue.

1 Ne pas évoquer l’hôtel des Bleus

Tout simplement parce que je n’en peux plus et surtout on s’en fout.

2 Peaufiner votre 433

Après le 442, c’est le 433… Je sais c’est complexe mais sachez que c’est l’innovation majeure de la stratégie de l’équipe de France pour ce Mondial. Alors ayez l’œil…

3 Détecter le geste qui tue

Après le bisou de Laurent Blanc sur le crâne de Fabien Barthez, symbole de la cohésion de l’équipe de France cuvée 1998, la tête de Zidane en 2006, ou encore la main de Thierry Henry lors des qualifications cet automne, quel sera le geste qui retiendra l’attention de la France dans le mois à venir ? On en parlera du café au dîner. Et surtout qui en sera l’auteur ? Suspense… insoutenable comme d’hab.

4 Se familiariser avec les joueurs de l’équipe de France

Finalement on n'arrête pas de critiquer Raymond Domenech mais si on y réfléchit deux secondes, il a quand même rendu un beau service aux néophytes en ne sélectionnant pas Patrick Vieira. Trop facile à confondre avec Patrice Evra, son quasi anagramme. Idem pour Lassana Diarra et Alou Diarra : Lassana sélectionné par Domenech a dû déclarer forfait pour raisons médicales. Derrière notre déception se cache un soupir de soulagement pour des raisons évidentes de compréhension et de lecture de maillot.

Pour voir les caboches de nos joueurs, attention diaporama !

5 Mais damned comment ça marche ?!

Attention, je préfère vous prévenir, c’est la partie technique de l’article. La France est dans le Groupe A avec l’Uruguay, le Mexique et l’Afrique du Sud, pays organisateur et à ce titre considéré comme une des huit équipes fortes de la compétition. Dans la première phase de la Coupe du monde il y a 8 groupes composés de 4 équipes tirées au sort et chacune jouera dans son groupe 3 matchs (sortez les calculatrices). C’est à l’issue de ces 3 rencontres que l’on pourra établir un classement intra-groupe qui qualifiera les 2 premières équipes pour la seconde phase de la compétition : les huitièmes de finale qui seront pour le coup éliminatoires (une sorte de couperet tombera à chaque match, amis cardiaques s’abstenir). Parce que je sais que ça vous passionne, je vous fais une petite pause ‘expression’ : alors pour calculer qui prendra les 2 places de chaque groupe, des esprits maléfiques ont établi un système de points qui vous permettra de comprendre et surtout d’apprécier une des plus belles phrases émises par les footballeurs dégoulinants après le match en bordure de terrain : ‘l’essentiel c’est d’avoir pris les 3 points’. En effet, un match gagné quel que soit le score permet à l’équipe de marquer 3 points. Ce sera 1 point si le match est nul et 0 s’il est perdu (vous inquiétez-pas c’est bientôt l’heure de l’apéro).

« C’est assez subtil » comme dirait mon père, qui je ne vous le cache pas m’a bien assisté pour la rédaction de ce paragraphe (que jamais je n’aurais pensé écrire un jour dans ma vie). Dans la deuxième phase, le premier de chaque groupe se retrouvera en huitième contre le deuxième d’un autre groupe et inversement. Donc en gros si on ne veut pas tomber sur une équipe forte il vaut mieux être premier de son groupe… Tout cela est théorique car les équipes fortes peuvent également se retrouver en deuxième position, c’est la magie du sport et du football ne l’oublions pas merci. Pour résumer l’éventuel parcours de notre équipe si elle atteint les huitièmes de finale, elle se retrouvera dans une sorte de ligne de tableau infernale qui comportera des adversaires comme les Pays-Bas, le Brésil ou l'Argentine si les Bleus terminent en tête du Groupe A. Si les gars de Raymond Domenech sont seconds, il faudra se préparer à affronter l’Allemagne, l’Italie ou l’Argentine. Faites vos jeux.

Poisse ?

Le premier match des Bleus se joue contre l’Uruguay ce vendredi (annulez tout c’est à 20h30). Ce n’est pas la première fois que nous nous retrouvons dans le groupe de l’Uruguay en première phase de Coupe du Monde (et quand je dis ‘nous’ là, je commence à le penser). En 2002, lors de la compétition qui se déroulait en Corée et au Japon, nous avions fait un nul contre cette équipe et échoué aux qualifications en Huitièmes. En 1966, nous jouions également contre l’Uruguay, le Mexique et le pays organisateur, l’Angleterre, en entrée de Coupe du Monde, et devinez quoi ? Nous n’avons pas passé le premier tour. Alors alors ? On verra dès demain si l’histoire se répète ou pas… Amis philosophes, à vos stylos !